Juliette
“Monter sur mon vélo en ville, c’est affirmer que je n’appartiens plus qu’à moi-même, que mon indépendance est totale. C’est échapper aux regards insistants dans le métro, c’est aller où je veux, quand je veux. Mais sur mon vélo de route, c’est partager une sortie avec mes ami.e.s, c’est se relayer dans l’effort et créer du collectif”.
Je m’appelle Juliette, je suis étudiante à Sciences Po en master d’Affaires publiques culturelles et je vis à Paris depuis mes années lycée, après avoir grandi à Rennes. Le vélo a toujours fait partie de ma vie. D’abord en regardant le Tour de France, allongée à côté de mon grand-père, lui-même grand amateur de vélo. Puis en me déplaçant à vélo à Rennes, où les aménagements urbains m’ont permis de découvrir une pratique paisible. À Paris, j’ai naturellement adopté le Vélib’, comme beaucoup d’étudiant·es, avec cette sensation grisante d’aller plus vite que le métro et de peu à peu connaître les arrondissements comme ma poche. Fatiguée par les problèmes techniques des Vélib’, j’ai finalement acheté, à l’automne 2024, un beau vélo vintage. Même s’il se fait sentir dans les côtes, il m’a offert une grande liberté. À l’été 2025, après trois années intenses en classe préparatoire, j’ai eu envie de partir très loin. N’ayant pas le permis, comme beaucoup de Parisien·nes, j’ai choisi le vélo de route. Je suis alors immédiatement tombée amoureuse de cette discipline et ai rejoint un club parisien pour m’entraîner en groupe. J’y ai découvert une formidable équipe féminine et un club engagé pour l’avenir de la discipline. J’y ai aussi rencontré mon partenaire. Aujourd’hui, ma vie se construit en grande partie autour de ce sport, qui m’a permis de trouver une communauté dans laquelle me dépasser et grandir.
Première sortie : première sortie en vélo de route à l’été 2025
Type de pratique : route, piste, déplacements en ville
Ce que le vélo a changé : l’accès à l’indépendance, ma capacité à habiter l’espace, mon rapport aux autres habitants de la ville
